jeudi 28 juillet 2016

Edelweiss Air vole entre deux sites de lancements de la NASA

Les deux sites survolés. - Photo : rke
[ English below ] - Je ne sais pas si cela provient de son nom, mais j'adore cette compagnie. Edelweiss Air. On aurait presque envie de la cueillir pour soi. C'est-à-dire oser emprunter une de leur fameuse cuillère en argent à l'effigie du nom de la compagnie, mais aussi un vrai couteau, si rare en l'air de nos jours.
[Groenland, Wednesday, July 27, 2016, rke] - Je me permets de reprendre la plume à 12'000 m d'altitude, en dessous du Groenland dans la classe Ecomax (avec un peu plus de place entre les jambes) car j'ai du mal à trouver le sommeil. On arrive sur Zurich dans quatre heures. On m'a installé au siège 9A, à gauche, le nez collé au hublot. Par chance, personne à mes côtés. Oh, le rêve, je suis presque en Business. Tout cela pour vous dire que, ironie du sort, nous avons volé pile-poil au-dessus (photo ci-dessus) des deux sites de lancement des navettes spatiales de la NASA, les fameux pas de tir PAD A et PAD B qui ont servis aux lancements des navettes spatiales et autres et qui vont servir aux futurs vols habités. Oh, je sais bien, vous me direz qu'il n'y a rien de si extraordinaire. Eh bien si ! Et c'est là raison pour laquelle je vous écris. Car il n'y a pas plus tard que onze jours, le 16 juillet 2016, je me baladais précisément sur le PAD B, si cher à Jörg Sekler. J'étais loin de me douter, et c'est un sacré coup du hasard, que, plus tard, je filerais dans les airs lorsque je levais le nez en l'air. Une belle histoire pour boucler ce périple d'un mois, absolument pas préparé d'avance à travers les USA où j'ai roulé depuis San Francisco jusqu'à Tampa, avec 9 états traversés.
  • Mon premier passage au-dessus de Cap Canaveral avec Edelweiss : cliquez ici
Direct sur Cap Canaveral entre les
deux sites. - Photo : rke
Les 5 ans de ce blog :
www.rkeusa.blogspot.com
Une belle fin d’anniversaire aussi pour ce blog commencé le 23 juin 2011. En cinq ans, j'ai rédigé 292 news, y compris celle-ci. Le nombre de visiteurs (réel) total est  de 79741. En moyenne, cela n'est pas énorme, mais ce sont des visites professionnelles, dont le 80% provient des USA. Le reste était partagé avec la France et la Suisse.
  • Mon premier passage au-dessus de Cap Canaveral avec Edelweiss : cliquez ici
Edelweiss Air flies between two NASA launches sites
On the Atlantic. - Photo : rke
I don't know why I love this company, Edelweiss, maybe it's because its name, like the Swiss flower Edelweiss ? One name would almost want to pick for himself. So, dare to borrow one of famous silver spoon bearing the image of the company name or also a real knife, so rare in the air these days.

I'm writing to 12,000 meters, below the Greenland in the Ecomax class (with a bit more space between the legs) as j'it hard to sleep. We arrive at Zurich in four. They put me in seat 9A, left, nose pressed to the window. Luckily, no one at my side. Oh, the dream, I am almost in Business.
Ironically, we flew sounds spot on top directly above between 2 sites of the launch of NASA's space shuttles, the famous PAD A and PAD B platforms who served launches of space shuttles and other and which will be used for future manned flights. Oh, I know you will tell me that there is nothing so extraordinary. Well yes ! And this is why I write. Because no later than eleven days July 16, 2016, I was walking exactly the PAD B, so dear to Jörg Sekler. I had no idea myself, and that's quite a fluke, that later I would fly in the air when I got the nose in the air. 
A beautiful story to complete this journey a month, absolutely not prepared in advance, through the USA where I drove from San Francisco to Tampa, crossed with 9 states.
  • My first trip over Cape Canaveral with Edelweiss : click here
5 years of my old blog: www.rkeusa.blogspot.com
A beautiful end Birthday also to my old blog started on23 juin 2011. In five years, I've written 292 news, including this one. The number of visitors (real) total of 79741. On average, it's not huge, but they are professional visits, including 80% from the USA. The rest was shared with France and Switzerland and others (Russian, China,...)

KSC & Air Force Station plan. - Source : NASA

dimanche 24 juillet 2016

Aldrin, " Star Trek " et Atlas bien en vue

Depuis le balcon (balcony) de Gerard van de Haar, à Titusville, vue plongeante sur les tours. - Photos : rke
[Cape Canaveral (FLA), Sunday, July 24, 2016, rke] – La fusée Falcon 9 vient à peine d'être lancée (pour rappel ce lundi 18 juillet 2016) et la capsule Dragon à peine amarrée à la Station spatiale internationale (ISS), ce 20 juillet, que la NASA reste en pleine effervescence. D'abord le centre des visiteurs du Kennedy Space Center (KSC), avec un monde fou qui s'y presse comme à l'accoutumée en cette période. Avec les générations qui se côtoient, comme le jeune Harrison Sheldon, 4 ans, mis en exergue dans le Florida Today du 21 juillet (voir ci-contre). Puis le super gala de la Buzz Aldrin ShareSpace Fondation qui s'est donné rendez-vous en grande pompe dans l'impressionnant hall Apollo/Saturn V Center, là où est exposée la réelle fusée Saturne 5 qui n'a pas pu être envoyée sur la Lune au début des années septante, faute de moyens financiers.
Attention, les alligators sont là, aussi
vers la Tour d'exploration. - Photo : rke
... alligators here, too.
Mais c'est sur le site de lancement de l'US Air Force que cela s'active encore avec le décollage d'une fusée Atlas V prévu ce 28 juillet à 8h37 du matin (locale), 14h37 (suisse), pas de tir SLC-41. Cette mission de l'Office national de reconnaissance NROL-61 est destinée à la défense US. Prévue le 21 avril, elle a été retardée au 14 juin, puis 24 juin et enfin avant le 29 juillet. Cela me fait une belle jambe, car je pars ce 26 juillet de Tampa. Mon collègue Gerard van de Haar m'offre l'hospitalité, pour une modique somme, dans son appartement qui donne pile-poil en face des tours de lancement (à 20 km), vue prenante au loin. D'ailleurs, il me raconte que tous les matins, il voit se lever le soleil – avec son fidèle ciel bleu d'Azur – illuminer petit à petit les tours. Depuis son balcon (balcony, comme on dit), j'ai pu tester mes appareils photographiques et il faut dire que l'endroit est parfait (au 4e étage de son immeuble) à côté des vétustes Bay Towers, pour suivre un décollage.
Pour ceux qui, par hasard, seraient dans le coin de la Floride pendant ces vacances, je conseille un emplacement intéressant sans avoir besoin d'une autorisation. C'est la Tour d'exploration (Exploration Tower) au Port de Cap Canaveral qu'on peut atteindre directement en voiture. Bon, ce n'est pas la vue qu'on a d'habitude lorsqu'on sur les sites officiels, mais ce n'est déjà pas mal, depuis le 4e étage de la tour. Un bâtiment très esthétique qui renferme un petit musée spatial de l'exploration et d'autres explorations maritimes.
The Exploration Tower, an ideal area to look rockets. - Photo : rke
Aldrin, "Star Trek" and Atlas prominently

Buzz Aldrin's ShareSpace Foundation inspires children to realize their passion for science, technology, engineering, arts, and math (STEAM). - http://web.sharespace.org
Florida Today, Sunday, July 24, 2016.
George Takei "Star Trek" actor (left)
with Buzz Aldrin  
Florida Today,
Thursday, 21, 2016
The Falcon 9 rocket has just been launched (remember this Monday, July 18, 2016) and Dragon capsule just docked into the International Space Station (ISS), this 20 July, that NASA remains in busting. First of all, the visitor center of the Kennedy Space Center (KSC), with many, many people who flock as usual at this period of vacancy. With the generations that come together as the young Harrison Sheldon, 4, highlighted in the Florida Today July 21 (see cons). Then with the great gala of the Buzz Aldrin ShareSpace Foundation, which has made a super-big appointment in the impressive building of Apollo / Saturn V Center, where is exposed the real rocket Saturn 5 that could not be sent to the Moon in the early seventies, for lack of funds.
But it is on the US Air Force launch site that is still active with the launch of an Atlas V rocket scheduled July 28 at 8:37 am (local), 2:37 p.m. (Swiss), on shooting PAD SLC-41. This mission NROL-61 of National Reconnaissance Office is for the US defense. Scheduled for 21 April it was postponed to June 14 and June 24 and now before July 29. This makes me do not look very good, because I'm leaving Cape Canaveral July 26 from Tampa to Zurich. My colleague Gerard van de Haar offers me hospitality for a small sum in his apartment that gives exactly in front of the starting towers (12 miles), an integral view in the distance. Moreover, he tells me that every morning he sees the sun rise - with his trusty blue sky Riviera - illuminate gradually turns. From his balcony, I could test my cameras and I must say it is a perfect place on the 4th floor of its private residences nearby to dilapidated Bay Towers, to follow a takeoff.
Florida Today, Sunday, July 24, 2016, inside.
For those who, by chance, would be in the area of Florida during these vacancies, I recommend a good location without the need for authorization. It is the Exploration Tower in the Port of Cape Canaveral that can directly reach by car. Well, that is not the view that is usually when you are on the official sites, but it's not bad, on the 4th floor of the tower. A very attractive space with a small museum space exploration and other marine explorations.
Photo : rke


jeudi 21 juillet 2016

Musk vs Bezos, as des fusées recyclables ?

Au loin, le 1er étage de Falcon 9 récupéré et soutenu par une grue. - Photo : rke
[Cape Canaveral (FLA), Thursday, July 21, 2016, rke] – Le premier s’appelle Jeff Bezos (52 ans) né à Albuquerque (Nouveau-Mexique), pas trop connu du grand public pour le moment, mais plein aux as, avec une fortune estimée à 62 milliards de dollars. Estimée, bien entendu. Il est le président de Blue Origin, une boîte du Kent (banlieue de Seattle) spécialisée dans le développement de technologies permettant d’abaisser le coût à l’espace.
L’autre est plus célèbre, car il construit des voitures électriques, les Tesla et veut réaliser un Hyperloop, sorte de train dans un coussin d’air et dans un tube surélevé et propulsé à une vitesse folle 1'100 km/h. C’est Elon Musk (45 ans) d’origine sud-africaine vit à Los Angeles, pas sympathique de prime abord, mais bourré d’idées et surtout d’audace !
Les deux ont un point commun : ils viennent d’Internet. Bezos est le fondateur d’Amazon.com, Musk de Paypal.com. Grâce au web, les petits malins ont réussi à concevoir et lancer des fusées dans l’espace. Musk dispose déjà de ses quartiers et d’un centre opérationnel au Centre spatial Kennedy (KSC). Il expédie dare-dare des capsules non habitées Dragon vers la station spatiale internationale (ISS) et les fait revenir sur Terre, tout comme son premier étage de lanceur. Bezos, avec sa fusée New Shepard (moins puissante que son concurrent) la fait voler à la frontière de l’espace 100 km et aussi revenir au bercail, mais sans la satelliser. Bezos et Musk se livrent une bataille acharnée pour savoir lequel des deux maîtrise la technologie spatiale.
Du travail en vue. 
Pourquoi, je vous raconte ça ? Eh bien parce que c’est cette compétition que l’on ressent lorsque vous passez vers le Parc d’exploration du KSC (vous pouvez y aller sans autorisation), car en face (voir photo ci-contre) Blue Origin y construit un nouveau centre pour lancer ses futures fusées sur le site de Cap Canaveral et y fabriquer l’un de ses moteurs de fusée, le BE-4. Création d’emplois potentiels : environ 300. Avec sa société SpaceX, Musk lui, lance ses fusées avec des Falcon depuis dix ans. Le dernier en date, ce 18 juillet. Il a tellement d’expérience qu’il a loué le pas de tir A (PAD-A) des anciennes navettes spatiales. Rien que ça ! Là, il veut bientôt y lancer ses grosses Falcon (Heavy) et montrer à la NASA qu’il est capable, lui aussi, d’envoyer des astronautes en l’air, même d’explorer les espaces lointains. Quoiqu’un peu jalouse, l’agence spatiale américaine considère ces deux gars comme du pain bénit. Ils apportent de l’eau au moulin de l’activité spatiale.
À eux deux, ils veulent démontrer que leurs fusées sont complètement réutilisables et recyclables. Y parviendront-ils, sachant que la NASA a déjà tenté le coup avec les boosters récupérables de ses défuntes navettes ? Une chose est sûre, Musk&Bezos valent des milliards bien meilleurs qu’un certain homme d’affaires politicien qui tente de briguer la Maison Blanche.

Le chantier de Blue Origin en est à ses tout débuts au KSC. - Photo : rke
Musk vs Bezos, Wiz of Recyclable Rockets ?
La "une de Florida Today
du 19 juillet 2016.
The first one named Jeff Bezos (52) born in Albuquerque (New Mexico). He is not known to the public yet, but filthy rich, with a fortune estimated at $ 62 billion. Estimated course. He is the big-boss of Blue Origin, a large firm of Kent (suburb of Seattle) specializes in the development of technologies to reduce the space costs.
The other one is more famous because he builds electric cars, Tesla and would do an Hyperloop, so train in an air cushion and a raised tube and propelled at breakneck speed 683 mph. He is Elon Musk (45), a South African origin living in Los Angeles, not friendly at first, but full of ideas and especially daring !
The two guys have something in common : they come from the Internet. Bezos is the founder of Amazon.com, Musk Paypal.com. Through the web, the smart men were able to design and launch rockets into space. Musk already has its headquarters and operational center at Kennedy Space Center (KSC). He sends manned spacecraft Falcon (with the Dragon capsule) to the International Space Station (ISS) and returns to Earth, as its first stage launcher. Bezos rockets with his New Shepard (less powerful than its competitor) makes it fly to the edge of space 100 km and also return to the ground, but without orbit. Bezos and Musk are waging a fierce battle to control which of the two is able to have the best space technology.
So far away the 1st floor of Falcon 9 recovered
and supported by a crane.
- Photo : Don Hladiuk
Why am I telling you about this ? Well, because it is this competition that you feel when you go to the exploration Park KSC (you can go there without permission), because in front (see photo cons) Blue Origin built a new center to launch future rockets on the Cape Canaveral site and build one of its rocket engines, the BE-4. Creation of potential jobs : about 300. With his SpaceX firm, Musk launches his rockets with Falcon from already a decade. The latest one (Falcon 9), this 18 July. He has experience, so, he praised the launch PAD-A of former space shuttles. Just that ! There he will soon be launching its big Falcon (Heavy) and NASA show that he is able to send astronauts in the stars exploring deep space. Although a little jealous, the US space agency considers both guys like a godsend. They bring water to the mill of space activity.
Together, they want to demonstrate that their rockets are completely reusable, recyclable and renewable. Will they succeed, knowing that NASA has already tried it out with its recoverable boosters of the defunct shuttle ? One thing is certain, Musk&Bezos worth much better billion as a business politician who tries to reach the White House.

mercredi 20 juillet 2016

Quand « Don » sait capturer le « Boum ! »

Retour sur Terre du 1er étage de Falcon 9.
Magnifique photo de Don Hladiuk, mon collègue canadien, àmes côtés.
- Photo (c): Don Hladiuk
[Cape Canaveral (FLA), Wenesday, July 20, 2016, rke] – « Sonic boum ! » Ce mur du son entendu lors du retour de la fusée Falcon 9, lundi 18 juillet à une heure du matin est resté gravé dans nos mémoires autant que les grosses lueurs célestes. Lorsque le 1er étage s’est posé sur sa berge, on a cru voir comme une boule de feu nous tomber dessus. Comment vouliez-vous alors que je sache de quelle manière régler mon appareil à photo ? A mes côtés, Don Hladiuk, lui a su comment faire. La preuve : les photos ci-contre. Pour obtenir une traînée de lumière dans ce ciel noir comme du cirage, il faut connaître les bons réglages, ce qui encore pas mon cas, après 16 lancements américains observés. Comme quoi, la maîtrise de la photo de fusées n’est pas une mince affaire.
Don Hladiuk in action ! Photo : rke
Don habite à Calgary au Canada et il travaille pour la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) dont le siège social est à Ottawa. Il diffuse donc ses photos et ses reportages sur toute l’Amérique du Nord, y compris aux USA et son travail est très apprécié à la NASA. Ce père de famille de trois enfants (deux filles et un garçon) est aussi un passionné des espaces intersidéraux. Il est rôdé à la tâche pour installer ses appareils photo sur le Remote Camera Set Up/Pad, c’est-à-dire l’emplacement réservé aux photographes pour y installer leur boîte (contenant ledit appareil) tout près de la fusée. Gerard van de Haar, mon collègue hollandais en est encore vert de rage de ne pas avoir pu s’approcher plus près encore de cette « rocket » comme on n’a l’habitude de la faire. Comme ce très cher Elon Musk, milliardaire sans qui ne serions pas là pour voir décoller ses fusées, n’aime pas les journalistes, surtout les étrangers, nous avons été amené autre part que les photographes américains. C’est pour cela qu’on nous appelle les Aliens, avec nos badges verts. « Gerard, tu devrais être content qu’on soit pas trop loin de Falcon 9, c’est quand même un privilège », lui ai-je dit. J’en connais en Suisse (Gerard Boller, Jörg Sekler, Walter Fluri et surtout Hermann Duer) qui nous envie. Ce sont aussi des fous de l’espace.


The lift-off of Falcon 9, Monday, July 18, 2016. - Photo (c) : Don Hladiuk
When Don Can Shoot The « Boum ! » 
 Don Hladiuk ready to shoot ! - Photo : rke
Where we were. Photo : NASA
The « Sonic Boom! » was heard upon return of Falcon 9 rocket, Monday, July 18 at one o'clock, has stuck in our memories as much as the big celestial lights. When the 1st stage landed on its river bank, we believed to see like a fireball fall upon us. How did you want so that I know how to adjust my camera equipment ? Beside me, Don Hladiuk, he knew how. The proof : his photos below cons. For a streak of light in the sky black as shoe polish, you must know the right settings, but again not my case n spite my 16 US launches observed before. Like what, the mastery of rocket photos is not an easy job.

Don lives in Calgary (Canada) and he works for the Canadian Broadcasting Corporation (CBC) in Ottawa. So, that company broadcast his photos and stories on all of North America including the US and his work is highly valued at NASA KSC. He is the father of three children (two girls and a boy) and also fan about interstellar space. He experienced to install its cameras on the Remote Camera Set Up / Pad, the area reserved for photographers in order to install their box (containing the said device) near the rocket. Gerard van de Haar, my Dutch colleague is still green rage of not being able to approach even closer to this « rocket » as it has the habit of doing. Like the expensive and dear billionaire Elon Musk (without we would not be there to see her rockets), does not like journalists, especially foreign journalists or reporters, we were brought to another place than American photographers. That is why we are called the Aliens, with our green badges. « Gerard, you should be glad that is not too far from Falcon 9. It’s still a privilege for us, » I told him. In Switzerland, I know someone would avoid us : Gerard Boller, Jörg Sekler, Walter Fluri and especially Hermann Duer. They are also crazy about space.
View from the Remote Camera Pad. - Photo : Don Hladiuk

lundi 18 juillet 2016

La fusée de Tintin ne nous est pas tombée sur la tête, mais le 1er étage de Falcon 9 est rentré sur sa berge. A nos côtés


Le lancement de Falcon 9 de SpaceX à 0h45, lundi 18 juillet 2016. - photo : rke
La fusée de Tintin revient aussi.

[Cape Canaveral (FLA), Monday, July 18, 2016, rke] – 
Et bang ! Quoi bang  ? Le big-bang ? Mais non, tout simplement le retour d'une fusée immédiatement après son tir dans le ciel. Ce n'est pas un de mes contes enjolivés, mais la belle réalité, oui la belle, d'un événement exceptionnel qui s'est déroulé en ce lundi 18 juillet 2016, à 0h45 sur la base militaire de l'US Air Force. Plus précisément en face, à 5 km à vol d'oiseau du pas de tir (PAD 40) du lanceur Falcon 9 de la société privée SpaceX. Décor. Après une arrivée coutumièrement en bus, nous voilà, journaliste et paparazzis privilégiés, déposés à 10 mètres de la lagune encore chaude où roupillent paisiblement des alligators. Moustiques à l'attaque, surtout sur moi, même avec un spray et un vibrateur anti insectes, me voilà paré à assister au décollage, comme la cinquantaine de photographes alignés le long de la corde tendue à ne pas dépasser. Je suis un peu jaloux des collègues d'a côté, surtout des girls branchées, pas aussi bien équipées que mon gros matériel, mais suffisamment gonflées pour montrer leurs capacités à shooter une fusée. Elles sont gonflées à bloc. Je suis un peu trop gêné. À la norme helvétique, je n'ose pas trop faire le malin. Douce et chaude nuit, l'horizon est si plat qu'on distingue la plupart des tours de lancement de fusées. Je rêve presque. Mais non…. Attention, reste deux minutes avant le décollage ! Ah, mes réglages de caméra. Je zoome comment ? Bah, il fait trop nuit. Je filme. Cinq secondes. Dépêche, dépêche ! C'est bon, j'ai la mise au point. Ça filme. Premières étincelles, le ciel s'illumine gentiment, puis c'est comme un gros coup de flash qui dure que leurs secondes avant de voir l'engin s'élever majestueusement dans un noir profond. Elle disparaît déjà et c'est là... que  l'aventure commence. Il va revenir où ce bout d'étage de fusée ? «  Mais tout là-bas à droite (à notre perpendiculaire) » m'explique un employé de la NASA venu nous avertir. Ah, bon. Je lève mon nez bien en l’air et, effectivement, une légère lueur apparaît dans le ciel. Bang ! Ça, ce passage dans le mur du son, il ne nous l'avait pas signalé l'employé de la NASA. J'ai tellement été surpris que ma caméra a quelque peu tremblé. Mais bigre, il ne va quand même pas tomber sur nos têtes cet étage ? C'est effectivement ce qu'il nous semblait, mais, en réalité, le bout de fusée est apparu bien au loin. Comment faut-il filmer ça ? Je n'ai pas l'habitude. Elle est où cette fusée ? Plus de lumière. Bon c'est fichu ! Ben non, la voilà qui réapparaît dans un coup de flash. L’étage vient de rallumer ses moteurs. Dans un ciel quasi tout illuminé, il redescend tranquillement se poser sur sa berge. Ma caméra en tremble encore. Ces nanas d’à côté exultent comme si c’était elles qui avaient réussi le coup. Yeah ! Eh oui, je suis aux USA. Allez, je fête avec, la fusée de Tintin est de retour.

Tintin's rocket did not fall on our heads, but the 1st stage Falcon 9 is back on its river bank. At our side

The come back of SpaceX Falcon 9, 1st stage. - Photo: rke
The view of the 1 stage come back. - Photo : rke
After the flight, our trip in the night
by the PAD A tower. - Photo : rke

Bang ! Which bang ? The big bang? But no, just the return of a rocket immediately after its shoot into the sky. This is not one of my embellished tales that I love write you, but beautiful reality, so beautiful, an exceptional event which took place on Monday, July 18, 2016, at 0:45 on the US Air Force Base. Specifically, above 3 miles in front of us, in the country of alligators, from the launch pad 40 of the Falcon 9 of SpaceX company. Decor. After a customarily arrive by bus, here we are, privileged and journalist paparazzi, filed 10 meters from the still warm lagoon where snoozing peacefully alligators. Mosquitoes attack, especially on me, even with a spray and anti insects vibrator is ready to help me to look this take off like fifty photographers lined up along the a rope stretched not to exceed. I'm a little jealous of a side colleagues, especially girls trendy, not as well equipped as my big equipment, but swollen enough to show their ability to capture the rocket in their digital Pocket. These girls are bloated and I’m too embarrassed. Like a standard Swiss man (in Switzerland, we are generally a people very uneasy), I dare not make too clever. Soft warm night, the horizon is so flat that distinguishes most rocket launch towers. I dream almost. But no… Attention please. Only two minutes before lift-off. Grrrr…, my camera settings. How can I zoom ? Well, the night is too dark, now. I'm shooting. It remains five seconds. Hurry up, hurry up ! All right, I have the right focus. That film. First sparks, the sky lights up nicely, then it's like a sudden flash that lasts their big seconds to see the rocket rising majestically into a deep black. Falcon 9 is already disappearing and that is here... that the adventure begins. Where is back this 1st stage ? « But there on the right (our perpendicular) » explains a NASA employee came to warn us. Really. I raise my nose well in the air and landed a slight glow appears. Bang ! That passage through the sound barrier (he is do not report the NASA employee) become. I was so surprised that my camera was somewhat shaken. But it will still not fall on our heads this 1st stage ? This is actually what he seemed, but in reality, the end of the rocket appeared well off. How should we film it ? I am not used to that. And where's the rocket ? More light. Grrrr…. It's damned ! Noooo, it reappears in a flash shot. The stage comes to relight the engines. In a sky almost all lit, it descends slowly to rest on its plinth. My camera dither again. These girls by my side exult as if it were they who had managed the event. Yeah ! I’m in the USA. Come on, I party with. The Tintin’s (Hergé comic strips) rocket is back.
Before the lift-off. - Photo : rke
After our trip, Gerard van de Haar, Don Hladiuk and me come back at home by the KSC Visitor Center. - Photo : rke

dimanche 17 juillet 2016

Grâce à JACOBS, Falcon 9 emmène IDA et une cellule solaire révolutionnaire dans l’espace

Derrière moi, IDA. - Photo : Gerard van de Haar
Dans l'attente. - Photo : rke
[Cape Canaveral (FLA), Sunday, July 17, 2016, rke] – Ida. Non, ce n’est pas le nom de ma défunte belle mère, mais le module qui doit être attaché à l’ISS, la station spatiale internationale. Cet anneau s’appelle International Docking Adapter. Un peu plus gros qu’un pneu de camion américain, ce segment en métal composite est bourré d’une multitude de composants électroniques, électriques avec trois loquets qui permettront aux futures fusées habitées (Dragon et CST-100 Starliner de Boeing) de s’y accoupler. Ceci n’a rien d’érotique, c’est plutôt une histoire d’accrocher les wagons à la station car cette dernière n’était, au départ, prévue pour recevoir des équipages expédiés à 400 km par des fusées privées. L’installation de IDA-1 et IDA 2 est donc essentielle pour la suite des missions, surtout habitées. Ces éléments ont d’ailleurs été conçus par JACOBS, le 1er contracteur de la NASA pour tester les opérations de support, le « Text and Operations Support Contract (TOSC) ». Toutefois, dans la capsule Dragon au bout de la Falcon 9 actuelle, un cargo où aucun humain n’est présent ! Seulement le 1er de ces deux adaptateurs, des provisions pour l’équipage ainsi que 2,2 tonnes d’expériences scientifiques pour les 6 astronautes qui y séjournent actuellement (Williams, Skripochka, Ovchinin, Ivanishin, Rubins et Onishi). Parmi elles, des recherches biomédicales avec un séquenceur d'ADN extraterrestre, une expérience sur la recherche en ostéoporose, un nano rack sur l’étude de radiations  sur des circuits électroniques et, surtout, un nanotube en vue de l’étude d’une nouvelle génération de cellules solaires en 3D (3DCNTPV) qui absorbe la lumière plus efficacement. Pour ma part, je suis resté cloîtré au centre de presse du KSC, et je ne m’en plains pas, histoire de vous raconter tout ce qui se passe autour de moi.
Plein de collègues bossent, d’autres flânent dans l’attente de ce décollage de nuit, dont on espère surtout voir réussi le retour sur sa base de lancement du 1er étage. J’aurai l’occasion de vous en reparler.
Au loin, Falcon 9 de SpaceX se dresse. Elle en érection ! Photo : Gerard van de Haar
With JACOBS, Falcon 9 carries IDA 
and a revolutionary solar cell in space

The ring on the ISS. - Photo : rke
IDA, lors de notre visite. Photo : rke
Gerard van de Haar : "Yes, it's this one, IDA. - Photo : rke
The new generation solar cells. - Photo : NASA
Ida. Oh no, this is not the name of my late stepmother, but the module to be attached to the International Space Station (ISS). This ring is the International Docking Adapter (IDA). A little larger than a US truck tire, this segment in metal composite is fitted with a multitude of electronic and electrical components with three catches that allow future manned rocket (Dragon and CST-100 Starliner Boeing) to mate it. This is not an erotic situation, it is rather a story to hook the wagons (like with a train) at the station. ISS was initially not designed to receive crews shipped 400 km by private rockets, but only state rockets. Installing IDA 1 and IDA 2 is so essential for further missions, mostly inhabited. These dockers also been designed by JACOBS, 1 contractor to NASA for testing support operations, the Text and Operations Support Contract (TOSC). However, the Dragon capsule (with its cargo) contains material not human. So, only the first of these two adapters, provisions for the crew and 2.2 tons of scientific experiments for the six astronauts currently staying (Williams Skripochka, Ovchinin, Ivanishin, Rubins and Onishi). Among those experiments, biomedical research with an alien DNA sequencer experience, research in OsteoOmics, a nano-rack on the study of radiation on electronic circuits and, above all, a nanotube to the study of a new generation of solar cells in 3D (3DCNTPV) which absorbs light more effectively. For my part, I stayed cloistered at the press center of the KSC, and I do not complain, just to tell you everything that is happening around me. Full colleagues work hard (bof, sometimes), others loitering awaiting takeoff of this night, which will hopefully see especially successful return on its launch base of the 1st floor. I will have the opportunity to get back to you.
In waiting of the launch. - Photo : rke