jeudi 14 décembre 2017

SpaceX/Diabète : Dragon embarque une expérience pour améliorer la gestion quotidienne du glucose

L'aiguille implantable biosensorielle.pour une meilleure régulation du glucose qui sera testée dans l'espace.
- Photo : Biorasis
Les deux intervenants à la conférence
"What's on board".
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, December 14, 2017, rke] – Alors que le lancement de SpaceX Dragon CRS-13 se fait attendre en raison de procédures de vérifications du lanceur (par précaution), nous autres journalistes et reporters avons été conviés à assister à un briefing scientifique très étoffé baptisé : « Quoi de neuf à bord ». Eh oui, la capsule Dragon n’emporte pas que du matériel aux astronautes de la Station spatiale internationale (ISS, mais aussi des expériences scientifiques. Une douzaine de celles-ci sont donc embarquées et je vais vous en faire découvrir quelques-unes au fil de mon périple américain.
Petite précision. En orbite, les conditions de microgravité permettent d'étudier les impacts sur la vie biologique et les écoulements de fluides. Les expériences sur ce vol rejoignent ainsi quelques-unes des 329 expériences en cours. Ce porte à ce jour 2’465 expériences et à plus de 1’300 publications provenant de la recherche sur les stations spatiales.
Par exemple, la start-up Biorasis basée dans le Connecticut (entre New York et Boston), cherche à utiliser l'environnement de microgravité de la station spatiale pour améliorer la précision des biocapteurs de glucose sans fil implantables médicalement pour la gestion quotidienne du diabète. Le  « Center for Advanced of Science in Space » (CASIS) a parrainé cette recherche en partenariat avec Boeing / MassChallenge. Le transport lent du glucose dans les tissus humains (à travers les parois capillaires et les tissus environnants vers le site de détection du biocapteur) peut entraîner des retards pouvant atteindre 20 minutes dans la surveillance en temps réel des niveaux de glucose. Ce retard peut être préjudiciable à la réalisation d'un contrôle glycémique serré, qui a été lié à des complications secondaires graves chez les patients diabétiques. L'ISS fournit un environnement de microgravité dans lequel la réduction du mouvement des fluides permet un suivi précis du rôle de la diffusion dans le transport du glucose, améliorant ainsi les modèles mathématiques qui déterminent la précision du biocapteur de surveillance continue du glucose (Glucowizzard).

Atrophie des muscles : collaboration avec Novartis
Par ailleurs, l'Institut de recherche méthodiste de Houston collabore avec le chef de file pharmaceutique suisse Novartis pour évaluer l'efficacité d'un système de délivrance de médicaments implantable. Launchpad Medical veut envoyer un matériau osseux synthétique, capable d'adhérer l'os au métal en quelques minutes pour en accélérer la réparation. L’espace est donc un environnement idéal à évaluer.
Video, click on : https://youtu.be/p11vBQfPE9E

Diabetes: Dragon Embarks  an Experiment to Improve Daily Glucose Management
The official badge of experiment with the partners.
Le badge officiel qui concerne l'expérience de l'atrophie des muscles- Photo : NASA
The briefing "What's on board".... - Photo NASA TV
[Cape Canaveral, Florida, December 14, 2017, rke] – While the launch of SpaceX Dragon CRS-13 is slow due to launcher verification procedures (as a precaution), journalists and reporters have been invited to attend a rich scientific briefing called "What's on board". Yes, the Dragon capsule not only carries material to the astronauts of the International Space Station (ISS), but also scientific experiments, a dozen of them are embarked and I will make you discover some over my American trip.
Clarification. In orbit, the microgravity conditions that allow to investigate the impacts on biological life and fluid flows. The experiments flying on SpaceX/CRS-13 will be joining some of the 329 experiments during Increment 53/54. Bringing us, to date, up to 2’465 experiments, and over 1’300 publications, that have come from space station research.
...with many very attentive young people.
Well, almost. - Photo : NASA TV
A startup company, Biorasis, seeks to use the microgravity environment of the space station to improve the accuracy of wireless, medically implantable glucose biosensors for day-to-day diabetes management. The Biorasis Glucose Biosensor investigation seeks to improve the accuracy of a wireless medically implantable continuous glucose biosensor (Glucowizzard) for day - to - day diabetes management.
The Center for Advanced of Science in Space (CASIS) sponsored this research in partnership with Boeing/MassChallenge. Slow glucose transport within human tissue (through the capillary walls and surrounding tissue toward the sensing site of the biosensor) can create delays of up to 2 0 minutes in real - time monitoring of glucose levels. This delay can be detrimental in achieving tight glycemic control, which has been linked to serious secondary complications in patients with diabetes. The ISS provides a microgravity environment in which reduced fluid movement allows precisely monitoring of the role of diffusion in glucose transport, thus improving the mathematical models that determine the accuracy of the Glucowizzard continuous glucose monitoring biosensors.
Implants. - Photo : NASA TV

Collaboration with Novartis
Otherwise, the Houston Methodist Research Institute is partnering with the pharmaceutical leader Novartis on a rodent research investigation to evaluate the efficacy of an implantable drug delivery system that could assist those with muscle atrophy on Earth. Launchpad Medical will send a synthetic bone material, capable of adhering bone to metal within minutes to accelerate repair. This is an ideal environment to evaluate a healing response and development of effective treatments for patients needing bone repair.

mercredi 13 décembre 2017

Trump veut reconquérir la Lune : un saut en avant, deux pas en arrière

Au loin, le PAD 39A, dans l'attente de SpaceX Falcon 9 Zuma. Mais le cargo SpaceX CRS
partira à l'opposé sur le pas de tir 40.
- Photo : rke
Ici, on célèbre le poids des années. Il y a 45 ans déjà
que le derniermodule lunaire LEM (Apollo 17)
s'est posé sur la Lune le 19 décembre 1972.
J'avais 16 ans. Le LEM n'a pas pris une ride.
Moi, si. - Photo taken by Elsa Conesa, Les Echos.fr
[Cape Canaveral, Florida, December 12, 2017, rke] – La nouvelle est tombée alors que nous venions de visiter les installations du pas de tir 39B, celui-là, justement qui servira à réexpédier des hommes dans l’espace lointain…
Le président américain Donald Trump a ainsi confirmé ce lundi 11 décembre 2017, la volonté des États-Unis de renvoyer des astronautes sur la Lune pour la première fois depuis 1972 afin de préparer une mission habitée vers Mars. Au pupitre des responsables de vol de  la mission SpaceX dans la salle de presse du Centre spatial Kennedy (KSC) de la NASA, l’ambiance n’était franchement pas à l’euphorie. Tout au plus, quelques sourires témoignant d’un certain soulagement. Le prédécesseur de Trump, Barack Obama, avait d’ailleurs énoncé « un objectif clair pour le prochain chapitre de l'histoire de l'Amérique dans l'espace : envoyer des humains sur Mars dans la décennie 2030 et les faire revenir sur Terre en sécurité ». Le discours du président actuel s’inscrit donc dans cette lignée stratégique, sauf que Trump choisit d’abord pour l’option d’aller sur la Lune avant d’atteindre la planète rouge. Ce qui va raviver la polémique entre ceux qui il y a 15 ans prônaient l’utilisation de notre satellite naturel comme tremplin martien, de ceux qui préféraient un vol non-stop la planète rouge.
Voilà mon accréditation officielle
pour ce lancement qui ne cesse de
se prolonger.
Hi, I'm Roland J. Keller in NASA KSC News Center,
pending at the launch of SpaceX CRS-13.
- Photo taken by Elsa Conesa, Les Echos.fr
L’intention de Trump est plutôt réjouissante, mais il n’a formulé ni de planning ni de moyens financiers pour y parvenir. Dans le fond, sa décision équivaut à celle de l’ancien président américain Georges W. Bush qui, en janvier 2004, avait initié le programme Constellation avec pour objectif « la Lune, d’abord » qui y prévoyait l’envoi d’astronautes sur en 2020. On est presque en 2018 et la NASA n’a toujours pas de fusées pour lancer ses astronautes. Le Space Launch System (SLS) est en fabrication, mais les retards s’accumulent, et c’est compréhensible puisque l’administration spatiale américaine n’a pas les deniers suffisants pour faire avancer le « schmilblick » comme on dit en France. C’est ce qui s’appelle voir loin, pour mieux reculer...

Video : Click here

Trump Wants a Return to the Moon : 
Step Back Step
Cover of Florida Today of
December 12, 2017.
Roland J. Keller
weight's age.
"et sagesse"
- Photo taken by
Elsa Conesa, Les Echos.fr
[Cape Canaveral, Florida, December 12, 2017, rke] – The news came when we had just visited the facilities of the PAD 39B, that one, which will be used to send men back into deep space... US President Donald Trump has confirmed Monday, December 11, 2017, the desire of the United States to return astronauts to the moon for the first time since 1972 to prepare an manned flight to Mars. At the desk of the SpaceX mission's flight managers in the press room of NASA's Kennedy Space Center (KSC), the atmosphere was not exactly euphoric. At most, a few smiles showing some solace. Trump's predecessor, Barack Obama, had stated "a clear goal for the next chapter in America's history in space: sending humans to Mars in the 2030s and bringing them back to Earth in security ". The speech of the current president is therefore part of this strategic lineage, except that Trump first chooses for the option to go on the moon before reaching the red planet. This will revive the controversy between those who 15 years ago advocated the use of our natural satellite as a martian springboard, those who preferred a non-stop flight the red planet.
Trump's intention is uplifting, but he has not formulated any planning or financial means to achieve it. Basically, his decision is equivalent to that of former US President George W. Bush who, in January 2004, initiated the Constellation program with the objective "the Moon, first" which provided for the sending of astronauts in 2020. On the Moon. It is almost 2018 and NASA still has no rockets to launch its astronauts. The Space Launch System (SLS) is under construction, but the delays are accumulating, and it is understandable since the US space administration does not have enough money to to get things going. It's like I could say : step back step…

dimanche 10 décembre 2017

Un Suisse (Oberlandais) nouveau directeur scientifique de la NASA !

Thomas Zurbuchen. - Photo : NASA
[Cape Canaveral, Florida, December 10, 2017, 
rke] – Les p’tits suisses et les aficionados du
 domaine spatial connaissent la nouvelle : un Bernois est l’un des nouveaux directeurs de la NASA. Et Thomas Zurbuchen en est en effet devenu le chef de tous les projets scientifiques de la célèbre agence spatiale. Ce binational Américano-Suisse gère un budget de 5 milliards de dollars et est responsable de tous les engins de la NASA qui tentent de percer les secrets des planètes, du soleil ou de l’univers.
Docteur en physique de l’Université de Berne, ce scientifique de haut rang est un enfant d’Heiligenschwendi, près de Thoune. Il s’est spécialisé dans le domaine des phénomènes solaires et héliosphèriques et a été impliqué sur plusieurs missions scientifiques de la NASA : Ulysses, la sonde Messenger vers Mercure, Advanced Composition Explorer (ACE) – ainsi que sur d’autres engins spatiaux. 
Évidemment, en tant qu’Helvète sur place, j’en suis fier. Et aussi en tant que Jurassien. Même si Thomas Zurbuchen vient de l’Oberland bernois, je ne peux que le féliciter, encore, de cette nomination. Depuis Cape Canaveral, je lui envoie donc un grand salut patriotique, espérant pouvoir, durant mon séjour, le rencontrer à ses bureaux de Washington. Parce que, entre Bernois et Jurassiens, je m’entends bien !

A Swiss Is One of the New Directors of NASA
Thomas Zurbuchen during a speech at the end of the Cassini mission. - Photo : NASA
« Little Swiss people » and space aficionados know the news: a Swiss is one of the new directors of NASA. Indeed, Thomas Zurbuchen comes from central Switzerland, in the canton of Bern. And I come from the canton of Jura, in the North of Switzerland. I am therefore Jurassian.
So, Thomas Zurbuchen has become the head of all scientific projects of NASA. This binational US-Switzerland manages a budget of $ 5 billion and is responsible for all NASA gear that try to unlock the secrets of the planets, the sun or the universe.
Ph.D. in physics from the University of Bern, this high-ranking scientist is a child of Heiligenschwendi (near Thun). His honors include receiving the National Science and Technology Council Presidential Early Career for Scientists and Engineers (PECASE) Award in 2004, a NASA Group Achievement Award for the agency’s Ulysses mission in 2006, and the Swiss National Science Foundation’s Young Researcher Award in 1996-1997.
During his career, Zurbuchen has authored or coauthored more than 200 articles in refereed journals on solar and heliospheric phenomena. Although he has never worked for NASA, Zurbuchen has connections to the agency. He has been involved with several NASA science missions -- Ulysses, the MESSENGER spacecraft to Mercury, and the Advanced Composition Explorer (ACE). He has also been part of two National Academies standing committees, as well as various science and technology definition teams for new NASA missions.
Obviously, as a Swiss here (and Jurassian) in Cape Canaveral, I'm proud of that appointment.. Although Thomas Zurbuchen is from the « Bernese Oberland », I can only congratulate him on this nomination. And I sent him a great patriotic salute, hoping that during my stay I could meet him at his Washington office.

vendredi 8 décembre 2017

Aux USA, Johnny Hallyday n’a pas la cote dans les chaumières à l’instar de James Dean ou ZZ Top

Johnny Halliday (au centre) a beaucoup admiré Elvis Presley (à gauche). Mais il avait surtout du James Dean en lui.
Photo : http://letoutjohnnyhallyday.centerblog.net
La "une" de Florida Today du
6 décembre 2017. Rien sur Johnny.
[Cape Canaveral, Florida, December 8, 2017, rke] – Bien que je ne sois pas du tout un fan de musique, loin de là, j’ai appris la nouvelle du décès de John Halliday dès que la nouvelle a été annoncée, car il était environ 21 h (Floride) ce mardi 5 décembre. Cela m’a fichu un sacré coup de blues. D’une part, parce qu’on a appelé notre fille Laura, en raison de la chanson de Johnny. D’autre part, j’ai rencontré l’icône du rock mondial à Dakar, en 2003, dans le hall de l’Hôtel. Assis dans un recoin du bar, on s’est salué d’un franc bonjour, sans que je me mette à l’offusquer comme un paparazzo. Il a apprécié ce moment et moi aussi, car j’ai éprouvé un grand respect envers cette star, que je considérais finalement comme un pote. J’étais là pour suivre les motards jurassiens du rallye Dakar pour la couverture de plusieurs médias. Johnny y était comme participant, je crois.

Allô Houston ? Ici ZZ Top
Autre moment musical : le jour où j’ai aussi croisé un groupe rock bien connu dans les années 80, ZZ Top. Je les ai côtoyés et salués un bref instant avec eux, ne sachant pas qu’ils tournaient un clip au cœur de la NASA, au Johnson Space Center, en janvier 1984. Le chef du groupe, Billy Gibbons, m’a expliqué qu’ils étaient là pour filmer des scènes du clip. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, ce morceau eut un tel succès. Pour ma part, j’étais là pour suivre notre astronaute suisse Claude Nicollier dont il m’a d’ailleurs accueilli dans ses antres.
Si le décès de Johnny a été annoncé par l’Associated Press (AP), l’une des plus grosses agences au monde, la nouvelle n’a pas été reprise partout dans les médias. Seuls, les grands journaux l’ont annoncé, car la star française était très considérée dans les milieux de la musique, mais pas dans les chaumières américaines. Donc, dans le peuple ! « C’est triste. J’apprends seulement la nouvelle. Il n'est pas connu aux USA, mais il était reconnu comme une sommité de la musique rock ! », relève Christine Bachmann, professeure en psychologie associée à l’université UHD de Houston

Un peu de James Dean en Johnny
Pour ma part, j’ai mené ma petite enquête aux alentours de ma résidence. «  Johnny Hallyday ? Je ne connais pas du tout », m’ont déclaré trois personnes. Du coup, je n’ai pas poursuivi mon enquête plus loin. Mais si un média français me lit, je peux lui offrir mes services de reporter. Profitez-en,je suis sur place.
Johnny Hallyday est aussi considéré en Amérique comme l’Elvis Presley français. Cela fait un peu sourire les gens d’ici quand je leur sors cette comparaison, mais le rockeur français a aussi un peu de James Dean en lui. Cela me fait penser à mon ancien prof d’école primaire, Michel Girardin de Courfaire (Jura Suisse), grand afficainados de cet acteur décédé à la fleur de l’âge : cliquez ici.
Alors, Johnny, repose en paix. Que Dieu te garde comme pote dans son royaume, à l'instar de James et d'Elvis.

Johnny Hallyday is not popular in the american homes like James Dean or ZZ Top

NASA is now streaming "Flyin' High," that brand new ZZ Top sound" bound for the International Space Station Rocks Off told you about yesterday, on its Web site. Now all us Earthlings can listen too.
- Photo : Houston Press
Cover of USA Today, Dec. 7.17
Nothing about Johnny Hallyday.
While I'm not a complete fan of music, far from it, I heard the news of John Halliday's death as soon as the news was announced, because it was around 9 pm (Florida) on Tuesday, December 5th. This news touched me deeply and gave the blues. First, because we called our daughter Laura like the Johnny's song, among others. Second, I met the world rock cone in Dakar, in 2003, in the lobby of the hotel. Sitting in a corner of the bar, we were greeted with a franc hello, without I start to offend like a paparazzo. He appreciated this moment and me too, because I felt great respect towards this star, whom I finally considered as a buddy. I was there to follow the Jura motorcyclists of Dakar rally for the cover of several media. Johnny was there like a participant, I think.

Allô Houston ? Here is ZZ Top
Another musical moment: the day I also met a well-known rock band in the 80s, ZZ Top. I met them and greeted them for a brief moment, not knowing that they were shooting a clip in the heart of NASA at the Johnson Space Center in January 1984. The leader of the group, Billy Gibbons, explained to me that they were there to film scenes of the clip. I never imagined that one day, this musical piece would have been so successful. For my part, I was there to follow our Swiss astronaut Claude Nicollier which he also welcomed me in his office.
If Johnny's death was announced by the Associated Press (AP), one of the largest agencies in the world, the news has not been picked up anywhere in the media. Only the major newspapers have announced it, because the French star was very considered in the music circles, but not in American homes. So, in the people! " It's mournful. I only learn the news now. Johnny is not known in the USA, but he was recognized as a leader in musical rock! " says Christine Bachmann, associate professor of psychology at Houston UHD University. For my part, I lead my little investigation around my home. " Johnny Hallyday ? It is someone that I do not know at all," said three people. So, I did not pursue my investigation further. But if a French media reads me, I can offer it my reporter services. Take advantage of the opportunity, I’m in U.S.

There is a little of James Dean in him
Johnny Hallyday is also considered in America as the French Elvis Presley. These words cause a slight smile when I recall this comparison, but the French rocker also has a little of James Dean in him, too. That reminds me about my former primary school teacher, Michel Girardin of Courfaire (Jura Switzerland), great aficionados of James Dean who died in the prime of his life: click here.

So, Johnny, rest in peace. May God keep you as a buddy in his kingdom like James and Elwis.

jeudi 7 décembre 2017

Test du premier étage de Falcon 9 : mais qu’est-ce que c’était barbant !


3 fois 3 jours d'attente. Vraiment long !
Au loin, toujours rien.
Photo : iPhone 7+
[Cape Canaveral, Florida, December 7, 2017, rke] –Le recyclage des fusées nous cause, nous les reporters, bien des soucis. Je m’explique. Le prochain lancement de la fusée Falcon 9-Dragon CRX-13, mission de ravitaillement à la Station spatiale internationale (ISS), utilisera un 1er étage déjà lancé, puis récupéré. C’est la 4e fois que SpaceX tente le coup. Or, en réutilisant ce bout de fusée récupéré verticalement sur une plateforme, il faut ensuite tester ses aptitudes avant les décollages, comme c’est aussi le cas des autres étages non réutilisés. D’où son érection préliminaire sur le pas de tir et l’essai de ses 9 moteurs. En suite, l’étage est ramené dans sa tour pour se préparer au lancement prévu maintenant le 12 décembre à 11h46 (locale), 17h46 (suisse).
Or, cela fait trois jours que j’essaie vainement de voir cet allumage qui a lieu quelques jours avant le lancement. Un lancement qui s’opère d’ailleurs avec du Kérosène super-refroidi et des propulseurs d’oxygène liquide, ainsi qu’un pressurisant à l’hélium.
D’où mon choix de vue, recommandé par mon collègue hollandais Gerard van deHaar, de me rendre sur la « Playalinda Road », la route qui longe la plage « un peu » plus haut que le pas de tir 39B.
Contrairement à la plupart des autres fournisseurs de lancement, SpaceX ne publie pas de progrès sur ses campagnes de tirs, donc l'heure exacte du test d'incendie statique de mercredi n'a pas été publiée. Alors on guette ! On, car j’ai d’autres collègues reporter, dont le Dr Ken Kremer, qui sont postés dans d’autres points de vue de Titusville. D’où ma petite vidéo ci-après : cliquez ici
Finalement, le test a quand bien eu lieu ce mercredi 6 décembre à 3h de l’après-midi : cliquez ici

Falcon 9 rocket’s previously flown first stage :
But what was boring!
Finally, the Falcon 9 rocket’s previously flown first stage test took place on Wednesday, December 6th at 3:00 pm - Photo :Stefen Clarck
A Falcon rocket inside SpaceX's hangar et Pad 40.
Photo : SpaceX
The rocket recycling causing for us, reporters, many worries. Let me explain. The next launch of the Falcon 9-Dragon CRX-13 rocket, a refueling mission to the International Space Station (ISS), will use a first stage launched and recovered. This is the 4th time that SpaceX has tried. However, by reusing this end of rocket recovered vertically on a platform, it is then necessary to test its abilities before takeoff, as it is also the case of other non-reused stages. Hence its preliminary erection on the launch pad and the test of its 9 engines. Then, that part of rocket is brought back in its tower to prepare for the launch planned now December 12 at 11:46 (local), 17:46 (Swiss).
But it's been three days since I tried without success to see this ignition that takes place a few days before the launch. Super-chilled kerosene and liquid oxygen propellants, along with helium pressurant, will be loaded into the two-stage Falcon 9 beginning about one hour before the planned ignition time. In the final few minutes of the countdown, the rocket's Merlin engines will be configured for ignition, and the Falcon 9 will transfer to internal power and pressurize its propellant tanks.
And so, my choice of view, recommended by my Dutch colleague Gerard van deHaar, to go on the "Playalinda road" the road that runs along the beach "a little" higher than the shoot PAD 39B.
Unlike most other launch providers, SpaceX does not publicize progress on its launch campaigns, so the exact time of Wednesday's, Dec. 6, static fire test has not been released.
So we look out ! We, because I have other reporter colleagues, including Dr. Ken Kremer, who are positioned in other Titusville's viewpoints. Hence my little video below: click here
Finally, the Falcon 9 rocket’s previously flown first stage test took place on Wednesday, December 6th at 3:00 pm : click here